Si Lavigne, de Lac-Supérieur, en sera à sa toute première expérience aux mondiaux, Calvé participera à ses troisièmes Championnats du monde, elle qui a notamment terminé 10e du slalom en parallèle en 2007 et 11e du slalom géant en parallèle en 2009.
Évidemment, la surfeuse originaire d'Aylmer aimerait monter sur le podium à La Molina, mais ses résultats plutôt décevants des derniers mois l'obligent à rester réaliste. « Avec la saison que j'ai en ce moment, j'aimerais terminer parmi les huit meilleures. »
En cinq épreuves de Coupe du monde, elle n'a pas réussi à se qualifier pour les finales, finissant 19e, 26e, 25e, 22e et 26e. « J'ai hâte que ça débloque, parce je suis tannée des 20es places. Je n'ai jamais eu autant de résultats ordinaires. C'est un peu frustrant et j'espère que ça va débloquer ici. »
Calvé a une petite idée de ce qui cloche depuis le début de sa saison. « Les parcours étaient très droits. Ça permettait à des filles qui ont de la difficulté à générer de la vitesse dans des tracés qui tournent plus de se démarquer. »
« Moi, je n'étais pas avantagée, poursuit-elle. Il fallait toujours que je me répète de ne pas trop tourner. Ce n'est pas quelque chose que tu assimiles du jour au lendemain. »
Le slalom géant avant le slalom
La Molina a accueilli à trois reprises des épreuves alpines de la Coupe du monde, les deux dernières fois en mars et sur la même piste, très pointue. Cette fois, même si les compétiteurs pourront encore profiter de températures printanières, ils se mesureront à un nouveau tracé, moins abrupte.
Calvé devrait en sortir gagnante puisque l'ancien parcours amenait une ligne de course vraiment directe, qui ne permettait donc pas de beaux virages.
« Je m'attends à bien faire en slalom géant plus qu'en slalom, précise toutefois la résidante de Montréal. Il y a deux ans, je me suis blessée au genou gauche (déchirure du ligament croisé antérieur). Depuis que je suis revenue, ce n'est plus la même chose en slalom. »
« Mes muscles ischio-jambiers ne sont pas encore à 100 %. J'ai l'impression que ça va prendre du temps à revenir, si ça revient », précise celle qui s'était blessée en février 2008, pendant un entraînement.
Contrairement à d'autres, les mondiaux n'ajoutent par ailleurs pas vraiment de pression à la Québécoise.
« C'est comme une Coupe du monde. En fait, pas tout à fait parce qu'il y a juste 4 Autrichiennes au lieu de 18. Ça, ça fait une différence, lance-t-elle à la blague. Sinon, c'est une course comme une autre. »
« C'est sûr que s'il y a une compétition où j'aimerais bien faire cette année, c'est certainement celle-là », conclut-elle cependant.